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« Votre site professionnel pour 49 euros par mois, sans frais de création. » Cette promesse, vous l'avez forcément croisée : elle s'affiche sur les réseaux, elle arrive par téléphone, elle démarche activement les artisans et les commerçants de la région stéphanoise. Et elle fonctionne, parce qu'elle répond à une vraie attente : avoir un site sans sortir 2 000 euros d'un coup. C'est d'ailleurs l'une des recherches les plus tapées de la région : une création de site internet pas chère à Saint-Étienne, qui ne soit pas un piège.
Nous n'allons pas vous dire que tout ce qui est moins cher que nous est une arnaque, ce serait à la fois faux et facile. Nous allons faire le calcul complet, celui que le commercial au téléphone ne fait jamais, et vous montrer précisément ce que cache un prix mensuel. Vous déciderez ensuite en connaissance de cause.
49 euros par mois, c'est 588 euros par an. Sur trois ans, durée de vie minimale d'un site correct, cela fait 1 764 euros. Sur cinq ans, 2 940 euros. Ces sommes sont dans la fourchette d'un site sur mesure payé une fois, celui-là même que l'offre à abonnement présente comme hors de portée.
La différence fondamentale n'est donc pas le montant total. Elle tient en une question : au bout de ces trois ans, que possédez-vous ? Avec un site acheté, vous détenez un actif : le site, son contenu, son historique de référencement. Avec la plupart des abonnements, vous ne possédez rien : le jour où vous cessez de payer, le site disparaît, et avec lui les positions gagnées sur Google. Vous n'avez pas acheté un site, vous avez loué une vitrine dont le bail ne se transmet pas.
Jugez sur des sites en ligne, pas sur un argumentaire
Avant de signer quoi que ce soit, comparez ce qu'on vous promet avec ce qui existe déjà : nos réalisations sont publiques, en ligne, et leurs propriétaires en parlent sur Google.
Voir nos réalisationsLe modèle économique de l'abonnement à bas prix repose sur le volume : pour être rentable à 49 euros par mois, il faut produire vite, donc industrialiser. Même gabarit, mêmes blocs, mêmes photos de banque, seuls le logo et les coordonnées changent. Ce n'est pas un défaut de sérieux, c'est une contrainte mathématique du modèle.
Le problème, c'est que Google classe les pages en partie sur leur capacité à se distinguer : contenu réellement utile, preuves locales, structure travaillée. Un site cloné démarre avec un handicap sur la seule chose qui compte pour un artisan, être trouvé par les gens de sa zone qui cherchent son métier. Et côté client, un visiteur qui a déjà vu ce gabarit trois fois cette semaine ne mémorise pas votre entreprise.
Par honnêteté, disons aussi quand la formule est pertinente.
Ce que nous contestons n'est pas le paiement mensuel, c'est l'opacité : vendre une location en laissant croire à un achat.
Pour comprendre pourquoi ce sujet nous tient à coeur, voici le scénario que nous voyons se répéter, recomposé à partir des situations que des dirigeants nous décrivent quand ils arrivent en refonte. Première année : le commercial appelle au bon moment, le site est en ligne en dix jours, tout va bien et la mensualité passe inaperçue dans les charges. Deuxième année : les demandes de modifications s'accumulent, chacune prend des semaines ou se voit facturée en supplément, et le site n'apparaît toujours pas sur les recherches du métier. Troisième année : le dirigeant veut passer à autre chose et découvre les trois verrous en même temps, l'engagement qui court encore, le domaine qui ne lui appartient pas, le site impossible à migrer.
À ce stade, le coût total dépasse celui d'un site sur mesure, et il faut pourtant repartir de zéro. C'est ce moment précis, le plus coûteux de tous, que le calcul sur trois ans permet d'éviter, à condition de le faire avant de signer plutôt qu'après.
Posons les deux options côte à côte, avec des hypothèses réalistes : un abonnement à 49 euros par mois, contre un site sur mesure à 1 490 euros accompagné d'un hébergement et d'un nom de domaine à environ 150 euros par an.
Ce calcul ne truque rien : nous n'avons pas compté de maintenance côté achat, mais pas non plus les suppléments facturés côté abonnement, modifications hors forfait, options ajoutées en cours de route. Dans les dossiers que nous voyons passer, ces suppléments pèsent rarement moins que la maintenance.
Si vous êtes déjà engagé et décidé à partir, l'ordre des opérations compte, parce qu'une sortie mal préparée coupe votre présence en ligne du jour au lendemain.
Relisez le contrat sur trois points : durée d'engagement restante, propriété du domaine, sort du site en cas de résiliation. Si le domaine est à votre nom, le plus dur est acquis : un nouveau site peut reprendre l'adresse et l'historique. Si tout appartient au prestataire, attendez la fin d'engagement en préparant la suite, sans résilier avant d'avoir un site prêt à prendre le relais.
Tapez votre domaine dans un service Whois public. Si le titulaire est votre prestataire et non votre entreprise, demandez par écrit le transfert de propriété. Un prestataire honnête l'accepte ; un refus ou une facturation dissuasive est un signal clair.
Sur votre nom d'entreprise, oui. Sur les requêtes qui amènent de nouveaux clients, comme votre métier suivi de votre ville, c'est très improbable face à des concurrents équipés de sites travaillés : le modèle industrialisé ne produit ni le contenu local ni la structure que ces requêtes exigent.
Un abonnement à 49 euros par mois coûte 1 764 euros sur trois ans, le prix d'un site sur mesure qui, lui, vous appartient. La question à poser avant de signer n'est pas « combien par mois » mais « que reste-t-il si j'arrête de payer ». Si la réponse est « rien », vous connaissez maintenant la vraie nature de l'offre. Et si votre contrainte est la trésorerie, l'étalement du paiement d'un site acheté répond au même besoin sans l'inconvénient : vous construisez un actif au lieu de payer un loyer.
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Fondateur de Widesign · agence digitale Son parcours
Sommaire
Le calcul sur trois ans, posé honnêtementLes cinq lignes à lire avant de signer une offre à abonnementPourquoi ces sites se ressemblent tous, et pourquoi c'est un problèmeLes cas où l'abonnement se défendLes alternatives quand le budget est serréLe scénario type, tel qu'il se déroule vraimentLe comparatif complet, année par annéeSortir proprement d'un abonnement : la méthodeQuestions fréquentesEn résuméUn projet en tête ?
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